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Quand la vie devient lourde

Il y a des moments où la vie nous bouscule. On perd quelqu’un, notre travail, nos repères. Tout devient flou ! Dans ces périodes-là, on apprend à avancer autrement : plus lentement, en douceur.

Accepter que ce qu’on ressent est normal

J’ai perdu mon père il y a deux mois. Tout mon monde s’est écroulé. Mes habitudes ont été bousculées. Je m’en voulais de ne pas avoir su le réanimer même si ma famille m’avait trouvée courageuse. Nuit après nuit, tout tournait en boucle dans ma tête jusqu’au jour où j’en ai eu assez. J’ai accepté la situation, le fait de ne pas avoir su faire les bons gestes pour le sauver. J’ai décidé d’avancer.

Quand notre monde s’écroule, même si ce n’est pas par la perte d’un être cher, il y a un moment où l’on se sent perdu, on ne sait plus quoi faire. La seule solution c’est accepter la situation pour pouvoir avancer pas à pas, un jour après l’autre.

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Créer un espace doux pour soi

Dans les premières semaines qui ont suivi, j’étais incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. J’étais en mode zombie aussi bien au travail qu’à la maison. Je n’avais plus aucune motivation, plus rien ne m’intéressait. Je faisais les choses par obligation. Même dessiner m’était devenu difficile. Alors, je me suis tournée vers le coloriage. Je me suis achetée des crayons de couleur et un livre de cosy colo avec des petites citations inspirantes. Et j’ai commencé à colorier. Rien de fou, juste un petit mouvement en avant. C’est vite devenu mon rituel zen, mon moment où je ne pense à rien d’autre.

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La créativité comme refuge

Très vite, mon envie de dessiner est revenue. J’ai repris mon carnet de croquis et j’ai recommencé à dessiner des capy sous toutes les formes et avec diverses expressions. Le but n’était pas de les poster ni d’en faire un sticker, un carnet ou un marque-page. Non, je voulais juste dessiner pour dessiner. J’ai pris mon temps. J’ai mis presqu’un mois avant de poster à nouveau sur les réseaux sociaux et c’est ok. Je ne me souciais de rien d’autre que de mon bien-être. L’algorithme pouvait bien attendre, cela m’était égal. Je faisais les choses à mon rythme, en m’écoutant. J’ai aussi repris ma tablette graphique pour mettre en couleur certains de mes croquis. Petit à petit, mes idées sont revenues, ma créativité s’est à nouveau réveillée.

Les petites choses qui m’ont aidées

Je ne vais pas vous mentir mais pendant ce temps, j’ai aussi été prise par les formalités administratives de la succession de mon père. Mais ce n’était pas plus mal. M’occuper l’esprit était bon pour moi. Quand d’autres vont se promener en pleine forêt pour être seuls, parlent à une personne de confiance ou font des choses rassurantes dans leur quotidien, moi j’ai eu besoin de ralentir, de ne rien faire. Je ne ruminais plus. J’avais juste besoin d’un temps pour respirer avant de repartir. Il n’y a pas de recette miracle à part s’écouter et faire un petit pas chaque jour.

Mais tu n’es pas obligé de tout porter tout seul. Tu peux consulter un professionnel qui t’aidera à revenir à toi, à ce qui compte vraiment pour toi et te remettre sur les rails. Ce n’est pas un signe de faiblesse que de devoir se reposer sur quelqu’un d’autre pendant un temps, avant de repartir…

Conclusion : avancer un pas après l’autre

Je dirais même plus : un jour après l’autre. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire le deuil d’un proche, d’un travail ou de sa situation familiale. Chacun fait comme il le sent, avance à son propre rythme. Le plus important c’est avancer, même un tout petit peu. Rester dans le canapé à ruminer ne résoudra rien mais tu peux t’accorder un moment où tu ne fais rien, où tu reprends ton souffle. Ensuite, clarifie les choses. Demande-toi ce que tu veux faire par la suite. Tu n’as pas besoin d’être fort, de ne rien montrer pour les autres. Tu peux craquer et c’est même une bonne chose car tu évacues tes tensions.

On n’oublie jamais mais les choses seront plus légères avec le temps. Certaines ne disparaissent jamais et on fait avec. Le principal c’est que tu trouves ton équilibre, la chose qui t’aide à reprendre le dessus et profiter des belles opportunités que la vie va te faire vivre. Moi, je l’ai trouvé dans le dessin et les capy. Je suis en mode Capy Attitude maintenant. J’avance à mon rythme en profitant du moment présent.

Merci

J’espère que mon témoignage t’aura donné quelques pistes de réflexion pour traverser ta propre tempête. Tu es la seule personne qui sait vers quel cap orienter ta barque. Alors, ose être toi-même et aller de l’avant après ces moments éprouvants. Et n’oublie pas, on n’est jamais seuls à affronter nos tempêtes. Il y a toujours quelqu’un, quelque part qui vit des choses similaires à toi. En parler à des gens qui vivent la même chose que toi peut être bénéfique. Internet regorge de ces groupes de parole. Et si tu ne le sens pas, tu peux aussi écrire dans ton journal pour déposer ce qui te rend triste et avancer petit à petit. Trouve ce qui te correspond.

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